La moitié est du département de l’Hérault forme le « pays de Bouvino », où l’on célèbre les traditions tauromachiques camarguaises. Ici, point de mise à mort comme dans la corrida, mais des joutes, avant tout festives et entourées de tout un cortège de traditions et de fêtes votives, hautes en couleurs et bien vivantes !

Camargue

Petite Camargue, taureau et course camarguaise

Au sud de Lunel, la Petite Camargue est le berceau du « taureau Camargue ». Plus petit que le « toro bravo » des corridas, il arbore une paire de corne en forme de lyre pointée vers le ciel et fait l’objet d’un véritable culte. L’animal bienheureux grandit librement dans les manades, sous le regard bienveillant des gardians et des célèbres petits chevaux blancs : tout un folklore, terriblement pittoresque quoique bien réel, que l’on pourra observer en visitant une manade, lors d’une « ferrade » ou d’une démonstration, régulièrement organisées en saison.
Avec le printemps arrive la « temporada » de la course camarguaise ! Dans les arènes, les taureaux s’opposent aux rasetteurs (vêtus de blancs) qui doivent décrocher de l’animal ses « attributs » attachés avant la course par les gardians. Le matin, l’arrivée des taureaux constitue en elle-même une fête : les gardians, montés sur leurs chevaux de Camargue, convoient les bêtes, c’est l’abrivado. Le soir, après la course, les rues deviennent un terrain de jeux pour les habitants qui s’amusent à provoquer les bêtes pour les faires s’échapper : c’est la bandido !

Le pays de Lunel, capitale de la bouvine

Les arènes Francis San Juan de Lunel sont les plus importantes de la Petite Camargue. Elles accueillent les événements de la « temporada » (mars-septembre), dont le trophée Pescalune (pêcheur de lune, du nom des habitants de Lunel), en juillet, constitue le temps fort. On y récompense le meilleur rasetteur. Autres hauts lieux de course camarguaise, Lansargues et Marsillargues, organisent chaque année des abrivados-bandidos parmi les plus authentiques de la région ! Et si vous êtes devenu fan, pour voir la finale de la compétition la plus prestigieuse, le Trophée des as, il faudra faire un saut à Nîmes (années paires) ou à Arles (années impaires)…


Midilibre.fr – Fête de Lunel

 

Petit lexique de la tradition camarguaise

Abrivado : « L’arrivée », en occitan. Les gardians montés à cheval conduisent les taureaux des manades vers les arènes.
Bandido : « Relâcher », en occitan. Retour des taureaux aux prés, en fin d’après-midi.
Attributs : disposés sur le front les cornes du taureau, la cocarde entre les cornes, les deux glands, et les ficelles, enroulées autour de chaque corne. Le rasetteur a 15 minutes pour les décrocher…
Biou : Le taureau
Crochet : Le crochet à quatre branches qui permet au rasetteur de trancher les « attributs » afin de marquer des points et d’empocher des gains à la fin de la course.
Encierro : Lâcher de taureaux sur un parcours fermé, une rue ou une place fermées à leurs extrémités. Les villageois à pied excitent les taureaux puis leurs échappent.
Ferrade : Marquage des veaux âgés d’un an des signes distinctifs de leur propriétaire, prétexte à l’organisation d’une fête dans le mas de l’éleveur.
Gardian : Cavalier passionné, il possède ses propres chevaux et participe activement à la vie d’une manade.
Manade : Troupeau de chevaux ou de taureaux sauvages, en plein air. Le terme désigne aussi un ensemble : les gardians, le manadier et sa famille, les pâturages
Rasetteurs : Les « hommes en blanc », autrefois simples vagabonds, sont aujourd’hui issus d’une école taurine.

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