Le « dry-tooling » est une nouvelle discipline de haut niveau à découvrir quand on a la passion de l’alpinisme, le cœur bien accroché, et l’envie d’aller toujours plus loin !

extreme winter climbing
C’est de cette envie d’aller toujours plus haut qu’est née la pratique du « dry-tooling ». Et du désir des grimpeurs de tous poils de trouver de nouvelles voies… En dry-tooling, l’ascension commence en effet sur voie « sèche » (sans neige ni glace), mais se poursuit ensuite là où la neige recouvre encore la roche. Et comme il n’est pas envisageable de s’équiper en pleine ascension, accroché à la paroi, on chausse les crampons et on s’équipe de piolets-tractions (ou marteaux-piolets) dès le départ. Des gants fins permettent de mieux tenir le piolet, et le port d’un casque à visière permet d’éviter de recevoir le piolet dans le visage au cours de l’ascension. En dehors de ce matériel spécifique à l’escalade glaciaire, l’équipement est le même que pour l’escalade rocheuse : un baudrier et une corde double.

L’adepte de dry-tooling se déplace donc, tel une araignée agrippée à la paroi, sur le rocher nu (d’où l’emploi du terme « dry » qui a donné son nom à la discipline) ou sur la roche verglacée… ou bien encore parfois sur les deux (on parle alors de parcours mixte) avec des outils (« tooling ») adaptés à l’escalade glaciaire. Les niveaux de difficultés variés sont numérotés de 4 à 14 à l’heure actuelle et l’une des figures phares est le « yaniro », qui permet d’aller chercher une prise de piolet très haut.

Cette pratique récente fait de plus en plus d’émules, si bien que les sites où on peut la pratiquer se multiplient (en 2014, on en dénombrait 12), et que les compétitions commencent à apparaître (la plus célèbre a lieu sur le site d’escalade de Troubat, dans les Hautes-Pyrénées). On trouve d’autres sites dans les Hautes-Alpes, comme Le Gouzier à Briançon ou Le Tilleul à La Grave. Dans la vallée de la Tarentaise, en Savoie, et notamment à la Plagne, mais aussi autour du Mont-Blanc en Haute-Savoie, le dry-tooling se répand à vitesse grand V. Le Vercors, l’Isère, les Alpes-de-Haute-Provence, mais aussi les parois rocheuses suisses ou californiennes sont devenus des endroits très prisés pour pratiquer cette nouvelle passion reconnue officiellement depuis 2010 par la fédération française de la montagne (FFME).

Pour connaître les sites et les actualités de dry-tooling :
www.camptocamp.org/articles/106746/fr/aide-generalites

Où loger ?
Résidence club mmv Le Centaure à Belle-Plagne
Hôtel Club mmv La Plagne Les Sitelles